Accueil     recherche    map de site
78, avenue d'Iéna 75016 Paris   Tel: +33 (0)1 44 18 60 20 (secrétariat), +33 (0)1 44 18 60 23 (service consulaire)   Fax: +33 (0)1 44 18 60 25   secretariat@azambassade.fr , paris@mission.mfa.gov.az; consulat@azambassade.fr   Horaires   Plan d'accès
Menu principal
Photos d'Azerbaïdjan
Brève esquisse historique

 

 

Entre l'Europe et l'Orient à la croisée des Routes de la Soie, la terre d’Azerbaïdjan borde la mer Caspienne en Caucase du Sud. Sous les bons auspices de Dame Nature, des monts boisés du Caucase au hâle flavescent des étendues semi-désertiques, en passant par de verdoyantes et chatoyantes plaines, cette terre riche et accueillante est un lieu d’hospitalité depuis la nuit des temps. Convoitée, elle fit partie de grands empires, se trouvant au centre d'événements cruciaux. De cette histoire millénaire, elle a su se forger une identité forte, s'enrichissant des cultures variées qui s’y sont entremêlées. Indépendante au lendemain de la chute de l'URSS, la République d'Azerbaïdjan dévoile aujourd'hui cette synthèse harmonieuse des temps passés et modernes, incarnant l'âme de sa société composite unie sous la bannière de la valeur humaine.

Trois hypothèses se sont traditionnellement affirmés dans l’historiographie nationale, tendant à dévoiler l’étymologie du nom de l’Azerbaïdjan.

La première évoque une transformation phonétique du nom de ce pays, émanant de celui d’Atropate (ce qui signifie protégé par le feu), gouverneur de Province de Mède pendant le règne du Darius III (336-330 av. J.-C.), dernier empereur de la dynastie persane des Achéménides. Au moment des conquêtes d’Alexandre le Grande, Atropate proclame l’indépendance  (328 av. J.-C.) et instaure le Royaume d’Atropatène. S’inspirant largement de la perception géographique gréco-romaine et notamment du célèbre  « Géographie » de Strabon (Ier siècle av. J.-C. – Ier siècle) où elle fut relatée, cette hypothèse a été néanmoins supplantée par une autre, plus répandues depuis le Moyen Age, grâce aux célèbres « Annales » du savant musulman Tabari (838-923), faisant remonter l’origine du mot vers celle d’Adurbadagan traduit du pahlavi (moyen-perse) comme pays protégé par la divinité du feu éternel (ou, couramment, pays du feu éternel), en se référant sur l’abondance des sources pétrolières, jaillissant de la terre, ainsi que sur l’existence du principal temple des zoroastriens – adorateurs du feu éternel – localisé précisément en Azerbaïdjan. Enfin, l’historien et l’homme politique Rachid-ad-Din (1247-1318) dans son œuvre monumental « L’Histoire Universelle » (1305) avance une hypothèse selon laquelle le nom du pays est tout simplement le fruit de synthèse des mots composés d’origine turque, tels que : Azer ce qui signifie « haut pays, partie élevée » et  baygan -  « les sages ».

Depuis des temps reculés, l’Azerbaïdjan fut un berceau de la civilisation humaine dont nous témoigne pertinemment une cité archéologique de l’homme paléolithique azikhantrope (vers 400.000  av. J.-C.), localisée à l’ouest du pays dans la région du Haut-Karabakh.

Le recensement et l’analyse des sources appartenant aux plus anciennes civilisations dont l’humanité a su recueillir, préserver et rapporter à nos contemporaines, et notamment les manuscrits sumériens, akkadiens, assyriens, permettent de supposer que la terre de l’Azerbaïdjan historique fut une arène d’émergence et d’évolution des diverses formations étatiques qui s’y sont succédés :  Kutium (IIème  moitié de la IIIème millénaire av. J.-C.) ; Lullubum (IIème moitié de la IIIème millénaire av. J.-C.) ; Su et Turukkum (Ière moitié de la IIème millénaire av. J.-C.) ; Manna (Ière moitié de Ier millénaire av. J.-C.), l’Etat des Scythes, Sacs et Cimmériens (Ière moitié de Ier millénaire av. J.-C.), l’Albanie du Caucase (IVème  siècle av. J.C ) et l’Atropatène (IVème siècle av. J.C. ) Ces états ont d’ailleurs réussi d’établir des liens politico-économiques, diplomatiques et culturelles très fécondes avec les plus anciens formations étatiques de l’humanité, émergée en Asie Mineure, telles que : Sumer, Akkad, Assyrie, Babylone, Elam, etc.

Dès le VIIIème siècle av. J.C. jusqu’à XVIème siècle, l’histoire de l’Azerbaïdjan représente une succession des événements liée aux déferlements des puissances, affermissant leurs pouvoirs dans la contrée :  Mèdes (728 – 550 av. J.C.), Achéménides (648 – 330 av. J.C.), Sassanides (224 – 651),  Arabes (VIIème – IXème siècles), Seldjoukides (1037 – 1194),  Atabeks (1136 – 1225),  Ilkhanides (1256 – 1335),  Kara-Koyunlu (Royaume des Moutons Noirs : 1375 – 1468), Ak-Koyunlu (Royaume des Moutons Blancs : 1378 – 1508), Chirvanshahs (861 – 1538), etc.

En plongeant dans les siècles passés, on arrive au constat pertinent, que cette terre fut l’une des plus anciens foyers d’implantation et de succession des religions aussi bien polythéiste (Zoroastrisme) que monothéiste (Judaïsme, Christianisme et Islam), favorisant cet essor culturel, donnant naissance aux génies de lettres et de sciences, comme Nizami Ganjavi, Khaqani Shirvani, Nasiraddin Tusi, Chihabaddin Suhrawardi et bien d’autres, marquant ainsi l’époque de Renaissance Orientale (IXème – XIIème siècles), antérieure à celle de l’Occident.

L’apparition de l’Empire Séfévides (1501-1736) est considéré à juste titre par la nation azerbaïdjanaise  comme étant la forme la plus manifeste d’expression étatique, puisqu’à cette époque on voit l’introduction de la langue azerbaidjanaise comme la langue officielle de la cours impériale et la cristallisation du pouvoir administratif, politique et militaire aux mains des représentants des diverses familles, appartenant au conglomérat ethnique azerbaïdjanais (Afchar, Bayat, Chamlu, Kadjar, Rumlu, Takalu, Ustadjlu, Zulgadar etc.).

La politique étrangère des Séfévides fut particulièrement marquée par cette diplomatie intense et multivectorielle, consistant à entretenir des rapports étroits avec divers états de l’Europe Occidentale, notamment, la France, la République vénitienne, l’Angleterre, l’Espagne, la Portugal  à la fois  pour contrecarrer l’adversaire ottoman et affermir sa propre puissance, en s’emparant des routes commerciales, menant aux mers Noire et Méditerranée et à l’Océane Indienne. Sur le plan culturel, l’époque est imprégnée de l’essor de la langue azerbaidjanaise, favorisé par l’illustres poète et philosophe Khatai et Fizuli.

Succédant à l’empire séfévides en 1736, nouvelle formation étatique, gouverné par la dynastie des Afsharides,  éclatera aussitôt, amenant à  l'apparition des khanats azerbaidjanais indépendants (1747-1801). Le début  du XIXème siècle marque la montée de rivalité russo-persane. Les deux guerres successives (1803-1813 et 1826-1828) entérinent l'annexion des territoires des khanats azerbaidjanais par l’Empire russe. Le fait remarquable chargé de signification pour les Azerbaidjanais survint alors au moment de la signature des traités de Gulistan en 1813 et de Turkmenchaï en 1828, lorsque la partie russe réfute les prétentions persans sur les khanats azerbaidjanais, en se référant, notamment, sur le fait qu'ils avaient déjà acquis leurs indépendances bien avant le déclenchement des hostilités entre les deux empires, reconnaissant ainsi ne fut-ce que rétrospectivement l'indépendance des ces entités.

L'inclusion des territoires azerbaidjanais au sein de l'Empire russe a eu des conséquences majeures pour l'avenir de l'Azerbaïdjan: elle a permis la suppression des frontières et la consolidation des anciens khanats au sein d'un état unitaire russe, tout en favorisant l'essor économique grâce, notamment, à l'afflux vers 1872 des capitaux et investissements étrangers dans le secteur pétrolier, en plein extension. Sur le plan spirituel cela ne tardera pas d'influencer l'apparition au début du XX siècle d'idée de l'état national future tendant à devenir l'incarnation de la nation azerbaidjanaise.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’effondrement de l’Empire russe offre un climat particulièrement favorable au mouvement de la libération nationale et, le 28 mai 1918, l’Azerbaïdjan proclame son indépendance. La République démocratique d’Azerbaïdjan constitue, dès lors, le premier Etat démocratique et laïque au sein du monde musulman. Un parlement national est instauré pour garantir les droits et libertés individuels ainsi qu’une gouvernance multipartite. Une fois constitué, le gouvernement de la jeune république décide de mener une politique multivectorielle, aspirant à être reconnu de facto au Congrès de Paix de Versailles. La reconnaissance, acquise le 11 janvier 1920  au prix de deux ans des efforts soutenus par la Mission diplomatique azerbaidjanaise, conduite par l'illustre homme politique Ali Mardan Bey Toptchibachy (1863-1934).

L’Armée rouge annexe le territoire en 1920, provoquant le 28 avril, après 23 mois d’exercice, la destitution du gouvernement et la fin de la République démocratique d’Azerbaïdjan qui se retrouve désormais sous le joug communiste.

En 1922, la Fédération de Transcaucasie, réunissant Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan, est rattachée à l’Union soviétique.  

En 1936, nait la République Socialiste Soviétique d’Azerbaïdjan. Le sort du territoire est dès lors étroitement lié aux décisions de Moscou, sous l’autorité de Staline (1879 - 1953), et la division, maintenue au sein des trois républiques du sud Caucase, permet de mieux les assujettir au pouvoir soviétique. Même si les contestations se font fréquentes, la région reste relativement stable et les velléités séparatistes sont muselées par le pouvoir central. Cependant, les élites locales à la fois, ménagent les autorités soviétiques, et scellent leur légitimité locale en reconnaissant les caractéristiques culturelles et linguistiques des populations autochtones : une avancée sociale et culturelle non négligeable pour la République Socialiste Soviétique d’Azerbaidjan. D’un point de vue économique, même si la République est dans un premier temps un simple fournisseur de matières premières et agricoles, son industrialisation et sa modernisation font un grand pas en avant au cours de l’ère soviétique. Politiquement, elle se voit rapidement amputée d’un certain nombre de territoires (Zangezour, Goycha ou encore une partie du Nakhitchevan) au profit de l’Arménie. En février 1988, la décision d’annexer la région autonome du Haut-Karabakh à la République Socialiste Soviétique d’Arménie est adoptée, en dépit de la violation de la constitution soviétique. Ce coup de force exalte les intentions du mouvement démocratique national de rétablir l’indépendance de l’Azerbaïdjan. Le 20 janvier 1990 (Janvier Noir), sous l’autorité de Gorbatchev, des unités de l’armée soviétique sont envoyées à Bakou pour entraver le mouvement indépendantiste. La répression est brutale et violente, entraînant la mort de nombreux civils. Dès lors, l’état d’urgence est décrété dans le pays. Mais le patriotisme des Azerbaidjanais se fait plus fort et le 30 août 1991, alors que l’URSS est en pleine déroute, la déclaration de restauration de l’indépendance de la République d’Azerbaïdjan est proclamée. S’ensuit, le 18 octobre 1991, l’adoption de l’Acte constitutionnelle de l’Indépendance de la République d’Azerbaïdjan.

Au lendemain de la dissolution de l’URSS (25 décembre 1991), la jeune République d’Azerbaïdjan rejoint la Communauté des Etats Indépendants (CEI), puis adhère le 2 mars 1992 à l’Organisation des Nations Unies (ONU). Le 7 juin 1992, les premières élections présidentielles sont emportées par le leader du “Front Populaire”, Abülfaz Eltchibeï (1938 - 2000), sur fond de combats dans le Haut-Karabakh. Alors que les troupes arméniennes occupent maintenant les régions occidentales de l’Azerbaïdjan, Eltchibeï est destitué en juin 1993 et remplacé par l’ancien dirigeant soviétique et fondateur du “Nouveau Parti d’Azerbaïdjan”, Heydar Aliyev (1923 - 2003), à son tour élu au terme du scrutin d’octobre 1993. Dès 1994, Heydar Aliyev signe un cessez-le-feu avec le gouvernement arménien et engage des négociations sur le Haut-Karabakh (dont le Conseil de Sécurité de l’ONU a condamné l’occupation dans ses résolutions 822, 853, 874 et 884). Le 20 septembre 1994, le Président Heydar Aliyev signe le contrat du siècle donnant le jour à un consortium pétrolier international et offrant au pays l’opportunité d’un nouvel essor économique pouvant contribuer à l’amélioration des conditions de vie. En novembre 1995, la nouvelle Constitution est adoptée par référendum, consolidant les principes démocratiques de la République. En 1998, Heydar Aliyev est réélu pour le second mandat.

Le 15 octobre 2003, au terme de deux mandats bien remplis, Heydar Aliyev laisse à Ilham Aliyev, actuel Président, de solides bases pour perpétuer le développement et la modernisation du pays. Réélu Président le 15 octobre 2008 avec 88,73% des voix Monsieur Ilham Aliyev se met à la tête d'un état, ayant connu au cours des ces cinq dernières années un taux de croissance absolument remarquable (environ 29,3% en 2007 et 11% en 2008 selon la Banque mondial).

La politique étrangère multivectorielle, conjugué à la politique intérieure cohérente permet à l'Azerbaïdjan d'aujourd'hui de consolider ses moyens et de s'activer en dépit des entraves sur le chemin de progrès.  



L’ethnogenèse des Azéris-Turcs dans l’historiographie nationale (Au sujet d’une hypothèse)

Agenda
Chaînes de Ministère des Affaires étrangères d'Azerbaïdjan

Suivez-nous sur Facebook
Découvrez l'Azerbaïdjan
Recherche

Archives


Carte d'Azerbaïdjan
Carte d'Azerbaïdjan
Chronologie des mises à jour du portail
24/02/2017

Tous droits réservés.
©  AMBASSADE D'AZERBAÏDJAN EN FRANCE - 2017